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Maria Luisa Macellaro La Franca Cheffe d’orchestre
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Projects 2027—2028 · Symphonic Orchestra

Compositrices

Un autre regard sur l'histoire symphonique

Un axe artistique consacré à la redécouverte du répertoire symphonique écrit par des femmes — non pas comme une programmation « à part », mais comme une partie pleinement légitime de l'histoire de la musique.

Pendant longtemps, l'histoire de la musique classique a laissé dans l'ombre de nombreuses compositrices dont les œuvres témoignent pourtant d'une grande richesse, d'une véritable originalité et d'une maîtrise exceptionnelle de l'écriture orchestrale.

Trois programmes symphoniques, construits autour de trois territoires musicaux — les îles Britanniques, les Amériques et la France. Chaque programme associe une œuvre majeure à des œuvres plus rares, afin de créer un véritable parcours et de faire découvrir des personnalités encore trop peu présentes dans les saisons symphoniques.

I

Irlande & Angleterre

Les paysages oubliés

Ina Boyle · Ethel Smyth · Arthur Sullivan

Durée totale ≈ 1h16

Un programme consacré aux liens entre paysage, identité nationale et écriture orchestrale dans les îles Britanniques. Au centre, Ina Boyle, compositrice irlandaise encore trop rarement jouée, dont la musique — profondément liée aux paysages et à la poésie de son pays — possède une couleur orchestrale singulière.

  • Ina Boyle — portrait

    Ina Boyle · 1889—1967

    Glencree, Symphony No. 1

    ≈ 22 min
  • Ina Boyle — portrait

    Ina Boyle

    Colin Clout

    ≈ 9 min
  • Ethel Smyth — portrait

    Ethel Smyth · 1858—1944

    The Wreckers, Overture

    ≈ 10 min
  • Arthur Sullivan — portrait

    Arthur Sullivan · 1842—1900

    Irish Symphony

    ≈ 35 min

L'Irish Symphony de Sullivan apporte une autre vision de l'identité irlandaise, tandis qu'Ethel Smyth représente la création féminine anglaise de la même période. Le programme devient un dialogue entre Irlande et Angleterre, tradition et modernité, paysage et identité. Glencree est aujourd'hui disponible en édition critique (Faber Music).

II

Les Amériques

Florence Price — Une voix américaine

Florence Price · Amy Beach · Julia Perry

Durée totale ≈ 1h08

Trois compositrices qui, chacune à leur manière, ont participé à la construction d'un langage orchestral américain. La pièce centrale est la Symphonie n°1 en mi mineur de Florence Price, créée en 1933 par le Chicago Symphony Orchestra et devenue l'une des œuvres majeures de la redécouverte du patrimoine afro-américain.

  • Amy Beach — portrait

    Amy Beach · 1867—1944

    Bal Masqué

    ≈ 8 min
  • Julia Perry — portrait

    Julia Perry · 1924—1979

    Study for Orchestra

    ≈ 8 min
  • Florence Price — portrait

    Florence Price · 1887—1953

    Symphony No. 1 in E minor

    ≈ 37 min
  • Florence Price — portrait

    Florence Price

    Ethiopia's Shadow in America

    ≈ 15 min

L'héritage européen chez Amy Beach, la modernité de Julia Perry et, chez Florence Price, la rencontre entre tradition symphonique européenne, spirituals, blues et héritage afro-américain. Le programme peut être complété par une œuvre orchestrale courte afin d'atteindre 1h15—1h20 selon le contexte du concert.

III

France

Parisiennes

Louise Farrenc · Augusta Holmès · Mel Bonis · Lili Boulanger

Durée totale ≈ 1h05—1h10

Retour en France, du XIXe siècle au début du XXe. Trois parcours très différents, mais qui ont tous dû trouver leur place dans un monde musical largement dominé par les hommes. Au centre : Louise Farrenc et sa Symphonie n°3, véritable chef-d'œuvre du romantisme français.

  • Augusta Holmès — portrait

    Augusta Holmès · 1847—1903

    La Nuit et l'Amour

    ≈ 7 min
  • Mel Bonis — portrait

    Mel Bonis · 1858—1937

    Suite en forme de valses

    ≈ 15 min
  • Louise Farrenc — portrait

    Louise Farrenc · 1804—1875

    Symphony No. 3 in G minor, Op. 36

    ≈ 33 min
  • Lili Boulanger — portrait

    Lili Boulanger · 1893—1918

    D'un soir triste

    ≈ 10—11 min

Autour de Farrenc, Augusta Holmès apporte une écriture orchestrale spectaculaire avec La Nuit et l'Amour, tandis que Mel Bonis révèle une autre facette du romantisme français, plus intime et raffinée. D'un soir triste de Lili Boulanger ouvre enfin le programme vers la modernité du XXe siècle.

Conviction

L'ambition n'est pas de créer des concerts exclusivement féminins pour le principe, mais de réintégrer des œuvres essentielles dans le répertoire symphonique courant. Ces œuvres ne sont pas seulement des curiosités historiques : elles constituent un patrimoine musical riche, varié et profondément vivant.

Maria Luisa Macellaro La Franca · Cheffe d'orchestre