Projects 2027—2028 · Symphonic Orchestra
Compositrices
Un autre regard sur l'histoire symphonique
Un axe artistique consacré à la redécouverte du répertoire symphonique écrit par des femmes — non pas comme une programmation « à part », mais comme une partie pleinement légitime de l'histoire de la musique.
Pendant longtemps, l'histoire de la musique classique a laissé dans l'ombre de nombreuses compositrices dont les œuvres témoignent pourtant d'une grande richesse, d'une véritable originalité et d'une maîtrise exceptionnelle de l'écriture orchestrale.
Trois programmes symphoniques, construits autour de trois territoires musicaux — les îles Britanniques, les Amériques et la France. Chaque programme associe une œuvre majeure à des œuvres plus rares, afin de créer un véritable parcours et de faire découvrir des personnalités encore trop peu présentes dans les saisons symphoniques.
Un programme consacré aux liens entre paysage, identité nationale et écriture orchestrale dans les îles Britanniques. Au centre, Ina Boyle, compositrice irlandaise encore trop rarement jouée, dont la musique — profondément liée aux paysages et à la poésie de son pays — possède une couleur orchestrale singulière.
- ≈ 22 min
Glencree, Symphony No. 1
- ≈ 9 min
Colin Clout
- ≈ 10 min
The Wreckers, Overture
- ≈ 35 min
Irish Symphony
L'Irish Symphony de Sullivan apporte une autre vision de l'identité irlandaise, tandis qu'Ethel Smyth représente la création féminine anglaise de la même période. Le programme devient un dialogue entre Irlande et Angleterre, tradition et modernité, paysage et identité. Glencree est aujourd'hui disponible en édition critique (Faber Music).
Trois compositrices qui, chacune à leur manière, ont participé à la construction d'un langage orchestral américain. La pièce centrale est la Symphonie n°1 en mi mineur de Florence Price, créée en 1933 par le Chicago Symphony Orchestra et devenue l'une des œuvres majeures de la redécouverte du patrimoine afro-américain.
- ≈ 8 min
Bal Masqué
- ≈ 8 min
Study for Orchestra
- ≈ 37 min
Symphony No. 1 in E minor
- ≈ 15 min
Ethiopia's Shadow in America
L'héritage européen chez Amy Beach, la modernité de Julia Perry et, chez Florence Price, la rencontre entre tradition symphonique européenne, spirituals, blues et héritage afro-américain. Le programme peut être complété par une œuvre orchestrale courte afin d'atteindre 1h15—1h20 selon le contexte du concert.
Retour en France, du XIXe siècle au début du XXe. Trois parcours très différents, mais qui ont tous dû trouver leur place dans un monde musical largement dominé par les hommes. Au centre : Louise Farrenc et sa Symphonie n°3, véritable chef-d'œuvre du romantisme français.
- ≈ 7 min
La Nuit et l'Amour
- ≈ 15 min
Suite en forme de valses
- ≈ 33 min
Symphony No. 3 in G minor, Op. 36
- ≈ 10—11 min
D'un soir triste
Autour de Farrenc, Augusta Holmès apporte une écriture orchestrale spectaculaire avec La Nuit et l'Amour, tandis que Mel Bonis révèle une autre facette du romantisme français, plus intime et raffinée. D'un soir triste de Lili Boulanger ouvre enfin le programme vers la modernité du XXe siècle.
Conviction
L'ambition n'est pas de créer des concerts exclusivement féminins pour le principe, mais de réintégrer des œuvres essentielles dans le répertoire symphonique courant. Ces œuvres ne sont pas seulement des curiosités historiques : elles constituent un patrimoine musical riche, varié et profondément vivant.
Maria Luisa Macellaro La Franca · Cheffe d'orchestre